Avril 2008
Sur l’établi d’Isabelle Aboulker
Le 11 novembre 2008 marquera le 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre. En France, une seule œuvre originale a, semble-t-il, été consacré à cette tragédie : c’est l’oratorio d’Isabelle Aboulker, 1918, L’Homme qui titubait dans la guerre, composé à partir de lettres de soldats à leur famille.
Cette commande de l’Orchestre de Picardie fut donnée en 1998 à l’Historial de la Grande guerre de Péronne.
Paradoxalement, Isabelle Aboulker est surtout connue pour des œuvres joyeuses et pleines d’entrain, comme ses opéras pour enfants qui sont régulièrement donnés un peu partout en France. A noter aussi cet hilarant Opéra thérapeutique, composé sur des textes de médecine des 18e et 19e siècles, régulièrement programmé.
« Ma musique est donne quand les textes sont bons. »
c’est qu’Isabelle Aboulker a toujours revendiqué sa passion pour la littérature et la musique française. Par goût bien sûr, et par tradition puisqu’elle appartient à la grande famille de Février (son grand-père Henry Février était compositeur, le pianiste Jacques Février, son oncle).
Cet héritage, elle l’a retrouvé dès son adolescence au Conservatoire de Paris où, poussée par Christian Ivaldi, elle entre dans la classe d’accompagnement d’Henriette Puig-Roget et accompagne les élèves de Janine Micheau et Xavier Depraz, avant de devenir elle-même professeur dans l’établissement.
Et elle a composé d’emblée dans cette lignée alors même que les temps n’y étaient pas favorables. Mélodies, opéras, dont un sur Balzac (Monsieur Balzac fait son théâtre, donné a Tours en 1999), œuvres pour enfants, accompagnements de beaux textes (édités par Gallimard jeunesse), mise en musique des fables de La Fontaine, une œuvre en création à partir des textes de Molière, ou encore cette mise en musique d’une lettre émouvante écrite par Marie Curie à son mari Pierre Curie après sa mort…
Enfin reconnue, Isabelle Aboulker navigue à présent entre commandes et reprises. Un agenda chargé !
Michèle Worms
|
|
www.choisirunlivre.com
Si le texte est agréable à lire, il est d'autant plus plaisant de l'entendre lu par une voix claire à la diction parfaite. Les courts extraits chantés, s'ils sont des répétitions du texte lu, n'en sont pas moins esthétiques et la musique parfaite (...) Une réalisation artistique très réussie qui a le mérite de porter une morale positive au sens universel.
|
Les rêves de Petit Cheval
9 septembre 2007
Un petit cheval bleu rêve d'ailleurs... ee grandir aussi (...) le récit est accompagné de musique :
ici, Isabelle Aboulker au piano compose un tissus sonore doucement dissonant qui rencontre de l'univers onirique du conte. (...) Une initiation à la musique pleine de poésie.
|
Mon imagier des instruments
21 Mai
2008.
Ce qu'il y a de formidable dans cet imagier sonore, c'est sa simplicité et son évidence. L'instrument est nommé simplement et on l'entend pendant une minute. La qualité de l'enregistrement va de pair avec la composition originale d'Isabelle Aboulker, on découvre donc le son de chaque instrument d'une nouvelle façon avec fraîcheur; ainsi que sa représentation dans le livre cartonné. Un petit jeu auditif clôt le CD.
Blandine Cannone
|
Cinq Contes Musicaux pour les Petits
L'Alsace Août 2004
...Au total voilà cinq jolis (mais pas niais!) contes musicaux
pour les petits de 4 à 8 ans.
Composés par Isabelle Aboulker et racontés par Marion
Cotillard, vedette naguère
de Taxi et chantés
par le Chœur des Polysons de Belleville.
Sur la route des vacances les gamins aimeront.
|
|
|
| |
|
Juin 2004
"Un Renard à l'Opéra" d'Isabelle
Aboulker à Limoges.
Isabelle Aboulkerest un véritable opéra. Inspiré
d'une nouvelle de David Garnett intitulée
La Femme changée en renard, le beau livre de Rémi
Laureillard raconte l'histoire d'un jeune homme qui, le jour de ses
fiançailles, recueille un renard traqué par des chasseurs.
Raffinée, subtile, délicate, cette partition regorge de
nostalgie, de tendresse et de romantisme. Outre les clins d'oeil mélodiques
adressés à Massenet, Rossini ou Offenbach, les pièges
sont nombreux et la facétieuse Isabelle Aboulker ne facilite
pas la tâche aux interpretes. Toute lumineuses, puissantes et
généreuses, les voix soutiennent avec force et vigueur
ce monument. Car Un Renard à l'Opéra est
un monument.
Jean-François Julien
|
|
Opérette Juillet 2004
...Ce très beau texte est encore magnifié
par la partition d'Isabelle Aboulker dont on entend une nouvelle fois
la grande science musicale (...)
Isabelle Aboulker n'en ecrit pas moins une musique qui a sa finalité
propre suggerant le mystère des êtres, leur soif de liberté
et leur emprise dans des determinismes contraignants (...)
L'orchestration souligne toutes ces valeurs par des couleurs intrumentales
recherchées, de malicieux contre-chants, ou de beaux raffinements
harmoniques.
Didier Roumilhac
|
|
| Douce
et Barbe Bleue
Décembre
2002
" La clé, la clé... " : Vous ne vous sortirez
cet air de la tête ! Isabelle Aboulker a trouvé là
une mélodie redoutable, de celles qui s'imprègnent en
vous avec ténacité et vous enrobent dans leur développement
inexorable. Mais Douce et Barbe Bleue a ceci de particulier que
ces passages apparaissent au moment dramatique le plus inattendu.
Inspirées du lamento, du madrigal, de l'opéra ou encore
du théâtre musical, les séquences sont néanmoins
reliées par un fil rouge stylistique aisément décelable.
Leur enchaînement témoigne d'une remarquable efficacité
dramaturgique.
Isabelle Mili
|

La clef |

Et si on revait quand meme... |
| Le petit
poucet / Cendrillon
" Paris"
11 décembre 2002
A partir des traditionnels Petit Poucet
et Cendrillon, la " compositrice " Isabelle Aboulker
a imaginé une musique a la fois délicate et expressive
pour chanteurs, baryton et soprano. Grâce au savant équilibre
du texte raconté et des airs lyriques qui font rebondir l'action,
l'auditeur est de bout en bout tenu en haleine. L'opéra est aussi
une belle manière de raconter des histoires.
|

Chanson du
Petit Poucet |

Chanson de la
fée |
|
décembre
2002
Cendrillon, le Petit Poucet, opéras pour enfants.
Une fois encore, la compositrice a réussi a intéresser
les enfants à l'univers de l'opéra, transportant le merveilleux
du conte de Cendrillon dans l'art lyrique a la portée
de plus jeunes.
|
|
11 décembre
2002.
Opéras pour enfants : Cendrillon, le Petit
Poucet
Afin de sensibiliser les jeunes auditeurs à l'art lyrique, Isabelle
Aboulker a mis en musique ces deux contes très célèbres.
On entre dans l'histoire d'une nouvelle manière et on se laisse
mystérieusement envahir par la magie de l'opéra.
Blandine Canonne
|
|
|
Les Enfants du Levant
novembre 2001
" Les Enfants du Levant "
La musique d'Isabelle Aboulker scande a merveille les brimades, la famine
et la détresse subies pas les petits bagnards qui tentent, par
tous les moyens, d'échapper a leur sort. Sans emphase, mais au
contraire avec beaucoup de sensibilité et d'humilité,
les mélodies d'Isabelle Aboulker nous transportent dans cet univers
où la vie devient dérisoire, ou l'inconcevable devient
réalité.
Laurence Bresset
|

Sanctions |

Les adieux |

En regardant les
goelands |
| M. de Balzac fait
son théâtre
18 mai 1999
Mme Aboulker appartient au petit nombre des musiciens
qui ont le sens du théâtre : en deux mesures, elle suggère
une atmosphère. Elle sait rire, sourire, plaisanter, grommeler
ou imiter par jeu : car elle pratique un savoureux second degré.
Jamais au détriment de la clarté et toujours sans vulgarité.
Qu'attend-on pour lui commander une comédie musicale ? Elle n'en
est pas passée loin avec son Balzac.
Jacques Doucelin
|
|
Juin 1999
Jour de joie au grand théâtre de Tours
! On y donnait un opéra-comique composé par Isabelle Aboulker
sur un livret de Rémi Laureillard. On se régalait ensuite
et surtout d'une "musique contemporaine " heureusement écrite
pour la voix, mélodiquement et harmoniquement efficaces : Isabelle
Aboulker a réussi quelque choses comme un mélange d'opérette
a la Offenbach et de comédie musicale a la Lloyd Weber, avec
des airs qui vous rentrent dans la tête et qui ne vous quittent
plus d'une semaine.
Eric Taver
|
|

Grand théâtre de Tours mai 1999
Durablement catalogué comme compositeur
d'opéras pour enfants, au motif qu'elle en a commis quelques
uns de fort réussis, Isabelle Aboulker fait aujourd'hui une entrée
remarquée dans le club très fermé des compositeurs
qui distraient le public. Son ouvrage fera grimacer les tenants de l'orthodoxie
atonale, mais il a recueilli hier à Tours les suffrages immédiats
du public. A croire que Rossini, Offenbach, Hervé ou Reynaldo
Hahn ont tenu sur les fonds baptismaux ce délicieux "Monsieur
de Balzac fait son théâtre ".
Philippe Thahn
|
|
L'homme qui titubait dans la guerre
Janvier 1999
On le sait, une partition d'Isabelle Aboulker s'impose
d'emblée par sa clarté, son efficacité (dramatique
et mélodique) pour tout dire par son intelligence du théâtre
et de la voix.
L'Homme qui titubait dans la guerre en est une nouvelle preuve.
Dans un registre opératique qui ne lui est pas familier (l'évocation
des horreurs de la Première Guerre Mondiale), le compositeur
avec la savante conjugaison de sa librettiste, Arielle Augry, évite
les pièges de la dramatisation excessive. Oratorio, presque prière,
dans la pleine acception du terme. Au contraire, toute l'émotion
naît s'une conception musicale juste, où chaque élément
de l'ensemble (chur d'enfants, masse orchestrale, solistes, récitants...)
trouve sa voix propre pour nommer, avec une grande économie de
moyens, la douleur, le silence, l'absence, tout aussi bien que la joie
fragile de l'instant.
René Quinon
|

La pluie |

La java des profiteurs |

Epilogue |
|
Novembre 1992
Isabelle Aboulker connaît tous les ressorts
de la scène, elle aime le théâtre, elle aime les
chanteurs, elle maîtrise avec jubilation toutes les situations.
Le texte de Ionesco se trouve ainsi bousculé, rajeuni, et le
traité médical du XVIII ème, qui sert de livret
à l'Opéra Thérapeutique, semble avoir été
écrit par l'un de nos surréalistes.
Derrière tous ces rires, une certaine cruauté cependant,
un absurde grinçant, qui peut, au détour, de certaines
phrases, donner froid dans le dos...
Isabelle Aboulker est une de nos compositrices actuelles les plus indépendantes,
inclassables ! Elle ne peut se raccrocher à aucune école,
aucun style. Sa musique est légère, drôle, "
facile " comme on dit !...Mais ça fait du bien a voir et
a entendre...
Mireille Larroche
|
|
1 Mai 1983
Et puis pour couronner le tout, la fantaisie malicieuse
d'Isabelle Aboulker sur les désopilantes Leçons de
français aux étudiants américains, un Assimil
a l'envers et saisi par la folie, où la musique saute aux paroles
avec un naturel, une grâce et un humour débridé
qui n'ont rien a envier à Chabrier, Satie, Ravel ou Poulenc,
sans nul pastiche.
Jaques Lonchampt
|
|
16
Janvier 1981
Elle ne se prend pas au sérieux, mais elle a le
don ; on a l'impression (comme elle le dit a propos d'une de ses uvres
sur une pièce de Ionesco) que " des notes viennent se poser
toutes seules sur les mots ".
La musique galope, spontanée et vive, survole les styles, frise
Ravel, Kurt Weill, le buf sur le toit, Poulenc ou même Verdi
et Bizet sans jamais tomber dans le pastiche, avec une sorte de sève
robuste et gaillarde qui l'apparenterait a la bouffonnerie de Chabrier
plutôt que d'Offenbach.
Jaques Lonchampt
|
|
| |
|
| |
|
| |
|